samedi 31 août 2013

Parc national du Fjord-du-Saguenay, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec

"Le parc national du Fjord-du-Saguenay... Quels paysages émouvants! Quel lieu grandiose, où la nature a déployé des forces colossales pour créer un fjord. Tant de choses à voir et à faire, hiver comme été. Parmi ces choix, rendez-vous à la baie de Tadoussac, pour le panorama exceptionnel sur l'immensité maritime, bien sûr, mais aussi pour la rencontre de centaines d'oiseaux migrateurs. L'ampleur du phénomène de cette migration a donné naissance à l'Observatoire d'oiseaux de Tadoussac (OOT). Dans ce parc, on trouve également la baie Éternité et la baie Sainte-Marguerite, toutes aussi étendues que différentes..." (Sepaq)

Deuxième longue sortie de l'été, du 16 au 18 août nous sommes allés faire de la randonnée dans le Parc national du Fjord-du-Saguenay. Avant de se rendre dans le secteur de l'Anse-St-Jean au Saguenay, nous avons dormi le vendredi soir à La Malbaie, pour couper la route en deux et en profiter pour aller au casino de Charlevoix pour la première fois ! Nous ne sommes pas ressortis riches, mais on a beaucoup ri et la nourriture que servait l'hôtel le Petit Manoir du Casino était très bonne. En plus, le paysage et la vue sur le fleuve de La Malbaie est superbe.

Le samedi, direction l'Anse-St-Jean. Avant d'y arriver, nous avons fait un arrêt au quai de Petit Saguenay, qui donne un point de vue impressionnant sur le Fjord : on peut voir à 27 km de distance en aval ! Par la suite, à l'Anse-St-Jean, diverses randonnées s'offraient à nous. La première que nous avons fait est le point de vue de l'Anse-de-Tabatière. Il s'agit d'une toute petite randonnée de 0.5 km qui donne des points de vue spectaculaires sur le Fjord vu l'altitude à laquelle c'est situé. Un stationnement pour les voitures est situé tout en haut, donc peu d'altitude à monter à pied.


En après-midi, toujours à l'Anse-St-Jean, nous avons monté le Sentier de la Grosse Chute (5 km aller-retour) et avons continué un peu plus loin sur le sentier vers la Montagne Blanche. Par contre, puisqu'on voulait faire une plus longue randonnée le lendemain, on a rebroussé chemin avant d'arriver en haut (le Sentier de la montagne Blanche fait 13.8 km aller-retour). Pour finir cette belle journée, nous avions réservé une chambre à l'Auberge des Cévennes où il est possible de prendre un forfait souper/coucher/déjeuner. C'était DÉ-LI-CI-EUX ! Tout est là pour que l'on apprécie le séjour : balcon menant à la chambre avec vue sur le paysage, chambres spacieuses et coquettes (même si le décor est un peu vieillot), aubergistes accueillants et repas à s'en licher les doigts ! Après la soupe aux champignons, la salade de saucisses de caribou et le steak de chevreuil avec sauce aux bleuets, il restait encore de la gourmandise pour les desserts. Le déjeuner le lendemain était tout aussi exquis !



Le dimanche, direction Secteur de la Baie Éternité, près du village de Rivière-Éternité à environ 30 minutes en voiture de l'Anse-St-Jean. Là-bas, nous avons fait le Sentier de la Statue au Cap Trinité, qui est le sentier le plus populaire du Parc national avec 7 km aller-retour et un dénivellé assez important d'environ 300 m à monter, descendre à moitié, remonter à moitié et redescendre ! (La Statue est de l'autre côté de la montagne, 150 m plus bas que le sommet). Le sentier est très bien aménagé et la plupart des montées se font avec des escaliers, soit construits en bois ou via des rochers. En chemin, nous avons croisé l'héliport dans un petit carré de bois dégagé où il poussait des plants de bleuets sauvages du Saguenay en quantité industrielle ! On a pu se prendre une petite collation dans la nature, ce qui est toujours apprécié lors d'une randonnée de 3h30. Au final, on arrive près de la Statue Notre-Dame du Saguenay, érigée en 1881 par Charles-Napoléon Robitaille. Elle mesure 8 mètres de hauteur et pèse 3 tonnes ! Ce fut une fin de semaine de randonnée très agréable, je suis contente d'avoir pu revoir le Fjord du Saguenay, que j'avais vu (sans m'en souvenir) quand j'étais petite, avec mes parents !


jeudi 25 juillet 2013

Parc national du Bic, Bas St-Laurent, Québec

"Le parc national du Bic est situé dans l'estuaire maritime du Saint-Laurent. Ses caps, baies, anses, îles et montagnes en font depuis toujours sa fierté. L'ambiance du parc est unique. Pensez aux bruits et aux odeurs de la mer ainsi qu'à la caresse du vent marin. Imaginez un coucher du soleil, reconnu comme l'un des plus beaux au monde. Des oiseaux marins y font leurs nids. Des plantes rares fleurissent sur les caps rocheux. Des phoques se prélassent au soleil près du rivage. C'est beau, calme et reposant..." (Sepaq)

Alexandre et moi sommes allés camper dans ce parc national du 19 au 21 juillet. Comme l'an dernier, nous avons choisi de faire du camping sauvage à un emplacement de camping rustique, donc sans eau potable ni services. Nous étions au camping La Coulée, comptant uniquement 9 emplacements et se situant à 1.4 km de marche du stationnement le plus près ! Pour s'y rendre, il faut emprunter une petite route de campagne à St-Fabien-sur-Mer, longeant d'un côté l'estuaire du St-Laurent, et de l'autre, de petites montagnes. Une fois arrivés au stationnement, un chemin aménagé pour randonneurs et cyclistes permet de se rendre au camping de La Coulée. Mais commençons par le commencement !

Vendredi, nous avons quitté Québec en matinée pour se diriger tout d'abord vers Kamouraska, où nous avions décidé de faire le plein de victuailles à la Poissonnerie Lauzier et à la Boulangerie Niemand. Une fois la glacière remplie de produits frais pour notre souper et déjeuner du lendemain, nous avons repris la route vers Le Bic. Puisqu'il faisait beau et qu'il était encore tôt, nous avons décidé de filer tout droit jusqu'à Rimouski pour aller visiter le site historique maritime de la Pointe-au-Père. Il y avait beaucoup de brume cette journée-là, mais nous avons tout de même pu admirer la station de Phare et visiter l'Onondaga, le seul sous-marin ouvert au public au Canada. La visite fut très intéressante : on s'imagine mal comment 70 hommes pouvaient vivre ensemble dans un endroit aussi exigu ! Le sous-marin a été en service de 1967 jusqu'en l'an 2000, et il est possible de le visiter à Rimouski depuis 2009 seulement.


Après avoir visité ce site, nous sommes allés prendre une crème glacée Aux Bienfaits, à Rimouski. Une amie m'avait parlé de cet endroit et nous nous sommes régalés avec nos crèmes glacées enrobées de chocolat noir ! Le plein d'énergie fait, nous avons repris la route en sens inverse pour aller installer notre campement au Parc national du Bic. Lorsque nous sommes arrivés à l'accueil, il y a eu une très grosse averse, qui a heureusement fini avant que nous commencions la marche de 1.4 km vers notre camping. Le sentier est facile d'accès et bien aménagé. Toutefois, aller camper sans la voiture à proximité s'est avéré être disons... moins facile que prévu ! Cette expérience nous aura appris à voyager plus léger et à mieux organiser nos bagages ! Une fois arrivés au campement un peu mouillés, beaucoup piqués par les maringouins et avec la faim qui commençait à se faire sentir, nous avons rapidement installé la tente et pris le sentier de 10-15 mètres nous séparant du bord de mer pour aller souper devant le coucher de soleil. C'était superbe ! Il y avait une interdiction de faire du feu à cause des risques d'incendie extrême ces jours là. Heureusement, il a été possible d'en faire un le lendemain.




Le lendemain, le plan était de se rendre assez tôt à l'autre bout du parc (dans le secteur de Rivière-du-Sud-Ouest) où se trouvent 2 attraits majeurs : l'Île aux Amours, accessible à pied uniquement à marée basse, et l'observation de phoques dans l'Anse à l'Orignal. Nous avons quitté le bord de mer assez tôt et avons décidé de repenser notre façon de transporter nos bagages pour nous faciliter la vie lors des prochains aller-retour au camping. Cette décision fut appréciée pour les 2 jours suivants !

La randonnée autour de l'Île aux Amours est rapide mais très agréable. Il y a du sable à l'entrée de l'île et il est possible de faire tout le tour de l'île les pieds dans l'eau. Nous avons vu des traces de compagnons animaliers en grande quantité, mais malheureusement aucun ne s'est montré le museau ! Par la suite, nous sommes arrivés vers 10h45 à la Pointe aux Épinettes où nous avons pu observer plusieurs phoques se faisant dorer la couenne au soleil ! Une garde-parc naturaliste était présente pour expliquer qu'ils se font en fait sécher pour muer, et que le processus prend environ 15 jours par animal. Avec un groupe de près de 200 individus cette année, ils se relaient de juillet à septembre. A notre passage, il y en avait 17 sur les rochers, mais la veille en après-midi, ils étaient près de 40 ! L'observation est très bien organisée, la garde-parc naturaliste fournissant 2 téléscopes et 1 paire de jumelles pour permettre aux visiteurs de bien les voir. Un grand héron s'est aussi pointé le bout du nez pour pêcher pendant notre visite.



Après l'observation, nous avons repris la route vers le secteur de la Ferme Rioux, pour dîner et aller faire de la randonnée en montagne. Il y a beaucoup de possibilités de randonnées dans le parc, mais plusieurs se trouvent en plein milieu de la forêt, ce qui nous intéressait moins vu la quantité incroyable de moustiques qu'il y avait... Nous avons décidé de faire les pistes donnant accès à 2 belvédères (100 et 150 m du niveau de la mer) dans la Montagne à Michaud. Sur notre route en commençant notre marche, l'Anse à Wilson est apparue tout d'un coup et c'était comme si j'avais été téléportée dans le Sud ! Une belle plage de galets bordée d'arbres ! C'est un des plus beaux endroits que l'on a vu durant la fin de semaine selon moi. Près de 3 km plus loin, nous sommes arrivés au belvédère accessible par le sentier La Pinède. Superbe vue assez facile d'accès avec une piste un peu accidentée mais tout de même agréable. Le Bic vu d'en haut est magnifique avec toutes les petites îles et les baies/anses un peu partout autour. A notre retour en bas de la montagne, nous sommes arrivés face à face avec une famille de chevreuils qui mangeaient en plein milieu du chemin ! Ils n'étaient pas peureux du tout et nous avons pu les observer d'aussi près pendant au moins une dizaine de minutes. Ce fut un moment magique ! Nous en avons vu un autre le lendemain, sur le chemin entre le camping et notre voiture... Une fin de semaine riche en animaux !

A la fin de la journée, nous sommes retournés à notre camping et avons fait un feu, soupé (de bonnes saucisses d'agneau achetées à Kamouraska !) et regardé le coucher de soleil sur l'eau. Vraiment relaxant ! En se réveillant dimanche, nous avons déjeuné, ramassé notre équipement et on est repartis tranquillement vers la maison... jusqu'à la prochaine fois !

vendredi 13 juillet 2012

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, Charlevoix, Québec

"Le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie offre l'un des plus spectaculaires panoramas du Québec. Il tire son nom de la présence d'un réseau de vallées profondément découpées dans un écrin de hautes montagnes. L'importance des dénivellations, l'esthétique des paysages et le tracé particulier de la rivière Malbaie font de ce site un lieu unique et exceptionnel." (Sepaq)

Du 10 au 12 juillet, Alex et moi sommes allés en camping dans ce magnifique parc national. Le paysage est à couper le souffle, même avant d'entrer dans les limites du parc : pas besoin d'aller dans un autre pays pour voir des montagnes ! Nous avions réservé un emplacement de camping "aménagé sans services" sur le bord de la rivière Malbaie, dans le parc. L'emplacement était très bien situé pour nos besoins, car nous étions à quelques pas du sentier de randonnée pédestre que nous voulions faire. "Aménagé sans services" signifie que nous avions une table à pique-nique et un endroit prévu pour faire un feu de camp, ainsi que des douches et toilettes pas très loin à pied. Par contre, l'eau n'était pas potable. C'est ce qu'on voulait, pour être vraiment en nature, alors nous avons été bien content. Pour une prochaine fois, nous avons vu que certains emplacements avaient une petite plage sur le bord de l'eau, ce serait encore mieux ! Nous sommes arrivés sur place vers 18h et dès notre arrivée nous sommes allés prendre une marche de 2km vers le Centre de services des draveurs pour voir ce qu'il y avait là-bas. C'était si calme et impressionnant de marcher dans cette immense vallée, nous étions bien contents de notre choix de destination ! De retour à notre campement vers 19h45, nous avons installé la tente, fait un feu et soupé tranquillement.

Le lendemain matin, petite promenade près de la rivière vers 7h, qui nous a permis de voir des jaseurs de très près, et ensuite, direction le sentier de l'Acropole des Draveurs. Celui-ci fait 10,4 km aller-retour et mène au plus haut sommet du parc, soit l'Acropole des Draveurs qui culmine à 1048m d'altitude. La randonnée à un dénivellé de 800m, et la majorité de la montée se fait au cours des 2.5 premiers kilomètres. Au sommet, la végétation ressemble à celle retrouvée dans le Nord du Québec. Le sentier est qualifié de difficile et prend en moyenne 4 à 6h pour l'aller-retour. Nous avons commencé à monter vers 8h30 et sommes arrivés au 1er sommet (environ 950m d'altitude) vers 11h30. Le premier belvédère vaut le détour à lui seul, situé à environ 450m d'altitude, il donne un point de vue incroyable sur la vallée ! Quelques autres endroits durant la montée nous ont permis de prendre quelques pauses (collation & photos) et de profiter du paysage. Au 1er sommet, le panorama est à couper le souffle ! Des montagnes à perte de vue (heureusement les nuages étaient assez hauts) avec des lacs et des chutes un peu partout... Rien que pour cette vue, la randonnée vaut amplement la peine ! Il ventait beaucoup au sommet par contre, alors il faut prévoir un coupe-vent, car la température diminue rapidement quand il vente. La végétation arctique-alpine est superbe, c'est rare que l'on peut voir ce genre de plantes très basses près du sol, mais quand même très colorées et denses. D'ailleurs, il est interdit de sortir des sentiers pour protéger la végétation qui s'y trouve (il y a quand même beaucoup d'espace accessible pour prendre des photos et aller se promener). Après notre dîner au 1er sommet, nous avons continué la route vers le 2e et finalement le 3e sommet, la fin de la randonnée.


Bien sûr, une fois arrivé en haut, il faut redescendre, ce qui n'est pas négligeable ! Les "escaliers" de pierre qui sont relativement faciles à monter sont moins agréable à descendre pour ceux qui, comme moi, ont des genoux un peu faibles ! Tout de même, la descente a pris 2h, soit de 13h30 à 15h30 avec encore quelques arrêts photos et collation. Nous sommes donc restés 7h au total dans la montagne, dont un bon 2h aux différents sommets. Nous avons trouvé l'ascension moins difficile qu'annoncé, probablement du au fait que monter des "escaliers" est beaucoup plus facile que monter des chemins en pente très inclinée comme nous l'avions fait au Cap Tourmente en mai.



Vers 16h, direction le Centre de service des Draveurs pour souper et faire une croisière de 1h30 sur un bateau-mouche pour découvrir les abords de la rivière Malbaie. Pour souper, des produits du terroir : smoked-meat de veau de Charlevoix et panini au saumon fumé, aussi de Charlevoix. C'était simple mais bien bon et surtout agréable de manger un repas assis tranquillement près de la rivière après une journée d'activité physique ! De 18h30 à 20h, nous avons découvert la rivière sur le beateau-mouche en compagnie d'un guide parc de la Sépaq qui nous a expliqué comment s'était formée la vallée lors du passage des glaciers, comment fonctionnait la drave et comment vivaient les draveurs à l'époque. Pendant ce temps, le capitaine surveillait la rivière pour des castors et autres animaux... Nous avons vu 2 huttes de castors et 3 castors, un peu loin mais avec le zoom de la caméra on peut mieux les voir ! La lumière était superbe à cette heure, ils disaient que c'est la plus belle croisière de la journée !

mardi 22 mai 2012

Réserve nationale de faune du Cap Tourmente, Québec

Une belle journée du mois de mai nous a amené à aller faire de la randonnée pédestre dans la Réserve nationale de faune du Cap Tourmente, située à Saint-Joachim, entre Québec et la région de Charlevoix. Cette réserve faunique canadienne a été créée en 1978 pour préserver les terres humides où pousse la plante nécessaire à l'alimentation des grande oies blanches qui passent par là durant leur migration. Sur place, se retrouvent aussi des vestiges d'habitations et de fermes du temps de Samuel de Champlain, ce lieu est donc connu et apprécié depuis plusieurs siècles !

















L'endroit est superbe : paysage à couper le souffle, sentiers bien dégagés et indications claires sur le chemin à suivre. Le territoire est protégé, ce qui nous permet de voir différents types de végétation, que ce soit sur le Cap en montant en altitude ou au pied de celui-ci, où il y a des marécages, des plaines et des forêts plus ou moins denses.Il y a des centaines d'espèces d'oiseaux sur le territoire, ça chante sans cesse ! Pendant notre randonnée, on a vu notamment un faucon pélerin puisque c'était le moment de la nidification et une paruline masquée, deux oiseaux que je n'avais jamais vu avant. Nous avons décidé de marcher vers le premier belvédère situé sur le Cap à environ 160m d'altitude. Il y a un deuxième belvédère beaucoup plus haut, mais nous n'avions pas assez de temps pour s'y rendre cette journée là. La montée est d'environ 1 km, ce qui n'est pas assez long pour décourager quiconque : la vue en vaut la peine !

















Nous n'avons pas eu le temps de visiter tous les sentiers pédestres de la Réserve, mais ces quelques heures nous ont donné envie d'y retourner pour plus longtmeps, question d'en voir encore plus !